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Comment empêcher son personnel d’aller voir ailleurs?

La rareté de la main-d’œuvre, amplifiée par la pandémie de COVID-19, continue de frapper tous les secteurs économiques au Québec. Dans ce contexte, les salariés et salariées sont d’autant plus difficiles à retenir qu’ils et elles ont l’embarras du choix. Comment, dès lors, les encourager à rester?

Une étude menée récemment auprès de plus de 500 travailleurs et travailleuses au Canada par Robert Half, un cabinet de solutions en gestion des talents, révèle les raisons qui favorisent cette mobilité :

  • Perspective d’augmentation de salaire (59 %);
  • Plus grande appréciation de leur contribution (38 %);
  • Possibilité de télétravail permanent (35 %).

Annie Lebeau, CRHA, directrice des services ressources humaines et légales chez Axxel RH, rappelle que le salaire motive, certes, mais à très court terme. « Si les entreprises s’assurent de proposer des rémunérations proches du marché, je crois que les valeurs, l’atmosphère, la vision pèseront davantage dans la décision des employés de rester ou non », estime-t-elle.

Mais attention! Les valeurs promues par l’entreprise dans les réseaux sociaux ou ailleurs doivent être en accord avec ses pratiques internes. « Si ce n’est pas le cas, cela peut créer une atmosphère de cynisme chez les employés, qui ne retrouveront pas ce qui les avait attirés dans l’entreprise au départ », ajoute Annie Lebeau.

Adopter une approche personnalisée

Pour Stéphane Simard, CRHA, conférencier, il est devenu nécessaire de s’intéresser plus attentivement aux individus. « Les gestionnaires doivent, autant que possible, savoir où et comment les employés trouvent satisfaction au travail », explique-t-il.

Des outils tels qu’EnviAB, PerformanSe et Central Test permettent de définir les clés de l’épanouissement professionnel individuel et collectif des employés et employées. « Spontanément, les personnes s’engageront davantage dans le travail dans la mesure où celui-ci répond à leurs attentes; c’est ce qu’on appelle l’engagement discrétionnaire », souligne Stéphane Simard. Une fois ces besoins déterminés, l’idéal est de faire régulièrement le point avec les salariés et salariées afin d’évaluer leur satisfaction.

Communiquer régulièrement

De manière générale, la communication formelle et informelle entre les gestionnaires et les membres du personnel doit être régulière. « Il peut s’agir de réunions matinales, de rencontres individuelles ou d’activités en équipe, mais le plus important est que les gestionnaires soient en mesure de connaître les motivations de chaque personne », explique Annie Lebeau.

Ce suivi serré, qui s’oppose à la micro-gestion, permettra de tisser un lien de confiance, et ne doit pas devenir un moyen de contrôler le rendement. « Au contraire, il vaut mieux opter pour une approche par objectifs afin de laisser l’autonomie nécessaire aux personnes qui la demandent, que ce soit en télétravail ou en mode hybride », affirme la conseillère.

Les gestionnaires ont un rôle important à jouer dans le développement des ressources humaines à moyen et à long terme. « Tant qu’un employé grandit, il n’aura pas le goût d’aller ailleurs », conclut Stéphane Simard.

L’importante question de la rétention des employés et employées sera traitée lors du Forum RH PME, organisé par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés. Réservez votre place dès maintenant!